dynamique de groupe

L’illusion groupale – sa découverte

Extrait coupé au montage de la version longue (de la présentation du livre) et isolé ici:

 

 

L’illusion groupale – sa découverte par STEGGOF

La définition évoquée dans cette vidéo, et rédigée par Didier Anzieu pour le Dictionnaire de psychologie (sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot):

L’illusion groupale, expression inventée en 1971 par D. Anzieu, est un état psychique collectif que les membres d’un groupe formulent ainsi : « Nous sommes bien ensemble, nous construisons un bon groupe, et (si le leader du groupe partage cet état) nous avons un bon leader. » S. Freud en 1921 avait précisé, à propos de l’Eglise et de l’Armée, le rôle cohésif de l’illusion selon laquelle le leader (Dieu, le commandant en chef) aime d’un amour égal tous les membres qui, à leur tour, s’aiment les uns les autres comme des frères. Cette illusion, dite « sociétale », reproduit le renoncement des frères et soeurs au désir infantile d‘être chacun le préféré du père. Dans les groupes non directifs, l’illusion groupale survient après une première phase dominée par l’angoisse persécutive. D’où le sentiment d’euphorie d‘être délivré de cette angoisse. L’illusion groupale cimente alors l’unité du groupe. Elle est à l‘évolution d’un groupe ce que le stade du miroir est à l‘évolution de l’enfant : une étape nécessaire mais aussi aliénante, fondatrice du narcissisme groupal.

Trois phénomènes accompagnent l’illusion groupale :
1. un membre du groupe devient le bouc émissaire de celui-ci;
2. une idéologie égalitariste affirme la similitude des membres entre eux, en niant les différences de sexe, de génération, etc.;
3. un roman groupal des origines apparaît qui soutient l’utopie d’un autoengendrement groupal : « Nous ne devons la naissance de notre groupe à personne qu‘à nous-mêmes. »

L’illusion groupale repose sur un clivage interne à l’appareil psychique groupal. Les pulsions libidinales sont concentrées sur l’objet groupe ; les pulsions destructrices, clivées des précédentes, sont projetées sur une victime émissaire ou sur un groupe extérieur. D. Anzieu a montré que les fantasmes de casse constituent ainsi la contrepartie de l’illusion groupale. L’illusion groupale provient de la substitution au moi idéal de chacun d’un moi idéal partagé de type maternel, à la différence des groupes étudiés par S. Freud et s’organisant autour d’un idéal du moi de type paternel.

Share Button

Présentation vidéo du livre L’horreur est humaine

de Jean-Paul Demarez, Pierre Ourbak et Jacques Baillet
Sous titres : D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où ferions-nous mieux de ne pas aller ?

Pour une présentation sous forme de texte

Pour les deux séquences j’ai été contraint de me contenter de la première prise, malgré les faiblesses du “présentateur” débutant, d’un ingénieur du son défaillant, et d’un réalisateur qui a encore beaucoup à apprendre (et oui je suis responsable des trois “casquettes”).

Les extraits plus bas font moins de 2 minutes.

Version intégrale (35m):


Présentation du livre L’horreur est humaine par STEGGOF

Extraits de la version longue:

L’intelligence machiavélienne par STEGGOF


Ouverture du livre L’horreur est humaine – D’où… par STEGGOF

 


La quatrième de couverture de L’horreur est… par STEGGOF


Deux citations du dossier de presse de L… par STEGGOF

 


Il fallait faire exprès de ne pas le faire par STEGGOF
 

L’horreur est humaine, la page…

Share Button